Georges Bredent: Candidat pour une Guadeloupe debout dans l’Europe!

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Au sein de l’Europe, l’outre-mer français représente un enjeu à part entière et entièrement à part, ô combien incontournable. En exprimant avec résistance son refus de l’organisation économique injuste, la Guadeloupe qui a été regardée d’un bout à l’autre de la planète est sortie du cadre franco-français pour entrer dans un débat mondial donc européen.

La Guadeloupe est une terre historique de progrès et, en tant que progressiste, je ne pouvais la laisser en dehors du débat européen. C’est pourquoi, je me suis engagé sur la liste « Alliance des outremers », candidat de la Guadeloupe dans la section Atlantique.

Tant par sa composition que par sa vision des outremers, « l’Alliance » incarne les valeurs de solidarité, de justice, d’égalité, réaffirmées en outre-mer lors des précédentes élections. « L’Alliance » est avant tout la liste pour la cohésion des outremers et son programme, entièrement dédié à la place des outremers dans l’Europe, est bien davantage qu’un simple paragraphe dans le programme d’un parti parisien. Parce que l’Europe des régions reconnaît les identités – par exemple à travers la charte européenne des langues régionales – contrairement au cadre répubublicain qui les tolère, il est donc légitime que l’outre-mer revendique son identité, ses propres problématiques, ses propres défis, au même titre que l’Italie, la Bulgarie, l’Irlande…

Si, au quotidien l’Europe nous semble bien loin et les eurodéputés – disons-le franchement – bien « inutiles », tellement moins importants que nos parlementaires nationaux, bien au contraire, chacun doit être conscient que l’Europe est omniprésente et que nos eurodéputés constituent un lien essentiel. L’Europe du quotidien c’est l’euro, ce sont les normes qu’elle produit qui sont transposées en droit français, elle est présente à travers son impact sur nos économies avec les programmes d’aide et les investissements, les infrastructures que nous utilisons tous les jours , etc.

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Et les eurodéputés ? A quoi servent-ils ? A rapprocher Bruxelles de leurs territoires, mais surtout, dans une Europe des lobbys à veiller à ce que l’outre-mer, la Guadeloupe en particulier soient entendus. Voilà pourquoi « l’Alliance » est un relai qui a été passé à la Martinique et sera passé à la Guadeloupe en cours de mandature.

Oui, je peux être le député européen de la Guadeloupe !

« L’Alliance » a plus qu’un bilan : elle a la crédibilité et le crédit du scrutin de 2004, des cinq années de travail au Parlement européen, l’expérience et l’ancrage au sein des institutions européennes. Et, forte de ces atouts, « l’Alliance » peut donc légitimement espérer remporter deux sièges.
Tous les candidats sont d’accord pour dire qu’il s’agit de faire entendre la voix de la Guadeloupe en Europe. Mais, « l’Alliance » va plus loin : pour que cette voix soit forte, il faut qu’elle soit unie et en cohérence avec les territoires au nom desquels elle s’exprime.

Consciente de l’enjeu que revêt l’Europe, consciente que l’Europe c’est aussi chez nous, que l’Europe c’est aussi grâce à nous, « l’Alliance » défend une Europe des solidarités des territoires et des personnes et non l’Europe de l’OMC, faisant des territoires des marchés et des individus des biens au nom de la libre concurrence. Au sein de l’outre-mer, la Guadeloupe se trouve donc au coeur de la vision européenne du développement. A travers les Accords de Partenariat Economique (APE), l’Europe libérale impose le libre-échange comme vecteur du développement.

Je veux le maintien des Fonds structurels pour les RUP et non une assimilation aux pays ACP.

Je veux que l’Europe favorise l’orientation de nos productions agricoles vers la diversification en favorisant le positionnement compétitif de chaque territoire dans son environnement régional, et qu’elles ne soient pas jetées en pâture au libre-échange avec les APE. Je veux que l’octroi de mer ne fasse pas l’objet des négociations sur les APE – sans contrepartie de passage obligatoire à l’article 74 de la Constitution – et que dans ce même cadre, l’Europe n’oublie jamais que l’outre-mer, en tant que composante historique de l’Union a droit au maintien de la préférence communautaire sur ses importations de bananes, de sucre et de rhum au-delà de 2013.

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La libre circulation des biens et des personnes suppose la continuité territoriale entre les outremers et la France et au-delà entre les outremers et les pays de l’Union. Pour moi, la continuité territoriale européenne doit permettre un égal accès de nos étudiants aux programmes Erasmus ou Leonardo pour la formation professionnelle.

Quelle réponse l’Europe du marché peut-elle apporter au chômage ? Aujourd’hui, au nom de la libre circulation des capitaux, des biens et des personnes, les entreprises – dans une logique de rentabilité- délocalisent à l’intérieur du vaste marché européen, pour se diriger vers les territoires où leurs coûts de productions seront les plus bas. On voit donc des entreprises françaises délocaliser et proposer des reclassements à leurs salariés pour … 120 euros par mois !

Je ne veux pas d’une harmonisation des modèles sociaux par le bas, je veux que l’Union des 27, améliore les modèles les moins avancés.

Je veux une Europe qui favorise l’indépendance énergétique des outremers et la préservation de leur « écopatrimoine ». Cela passe par l’édiction de normes drastiques notamment dans le domaine de l’utilisation des pesticides afin de ne plus exposer nos territoires à des catastrophes telles que les ravages causés par le chlordécone.

Je ne veux pas que la France prenne prétexte de l’ouverture de la fourniture d’électricité à la concurrence pour mettre fin à la péréquation des tarifs en faveur des outremers.

Je ne veux pas que les services publics disparaissent de nos territoires au nom de la rentabilité. Je veux leur maintien plein et entier car ils sont un vecteur de cohésion, de solidarité territoriale et de développement.

Mon ambition pour la Guadeloupe, c’est une Guadeloupe debout dans l’Europe !

J’appelle donc de mes voeux une forte implication de notre population dans le débat et dans les urnes.
La Guadeloupe a bien des choses à dire, elle a montré qu’elle savait parler unie, forte et démocratique. Je suis convaincu que l’Europe ne s’intéressera qu’à une Guadeloupe qui s’intéresse à elle.

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