LE RIDEAU EST TOMBE SUR LES ELECTIONS EUROPEENNES ET LES CLAMEURS SE SONT TUES

Pour une Europe des identités, agissons sur les consciences !

Le rideau est tombé sur les élections européennes et les clameurs se sont tues.
Je tiens à exprimer ma gratitude à la tête de liste ( Elie HOARAU) et à la tête de section ( Madeleine de GRANDMAISON ) de m’avoir fait confiance pour porter, en Guadeloupe, les idées et les valeurs de « l’Alliance des outre-mers ».
Pendant tout le temps qu’a duré la campagne, je me suis appliqué à véhiculer la philosophie de « l’Alliance », faisant entendre sa différence et partant, son originalité par rapport aux autres listes. J’ai essayé de projeter au mieux de la conscience populaire la conviction d’une espérance. Et si je n’ai pas été suffisamment entendu, cela est moins du à l’inadéquation du projet de notre liste à la réalité guadeloupéenne  qu’au déficit de temps.
« Rien ne sert de courir, il faut partir à point… », dit Jean de Lafontaine dans une de ses célèbres fables. Et c’est vrai : dix jours de campagne effective pour parcourir l’archipel… c’est à l’évidence insuffisant, surtout quand on a face à soi des candidats professionnels de la désinformation qui passent leur temps à combattre avec des armes déloyales: « seules les têtes de liste peuvent être élues…au pis aller, les têtes de section ! », ont-ils clamé quinze jours durant. Et moi qui n’était ni l’une ni l’autre, j’ai eu beaucoup de difficultés à être visible et audible. Mais, ironie du sort, celui qui était le premier relayeur de la propagation de cette fausse nouvelle en a été lui-même la principale victime : tel est pris qui croyait prendre !
En tous cas, si les urnes ne nous ont pas comblés en mettant dans notre corbeille de mariage (section Atlantique) les fruits escomptés, la campagne nous a permis de découvrir des hommes et des femmes défendant avec talent une haute idée des outremers. Ils s’en sont acquittés avec un dévouement, une générosité et une rigueur qui sont un gage de leur humanité.
Les électeurs ont désigné Elie HOARAU pour porter notre drapeau au sein du Parlement européen ! La logique et l’équité commandent de dire que ce n’est que justice puisqu’il était déjà notre porte drapeau pendant la campagne !
Avec notre collaboration rendue effective grâce au bureau que nous installerons à Bruxelles, il aura à défendre nos valeurs de solidarité, de justice et d’égalité.
Il aura à travailler à créer les conditions du développement économique des RUP, en sollicitant notamment le renforcement de la compétitivité de leurs entreprises, la réduction de leur déficit d’accessibilité, en militant pour une Europe qui favorise l’indépendance énergétique des outre-mers et la préservation de leur « écopatrimoine ». Cela passe par l’édiction de normes drastiques notamment dans le domaine de l’utilisation de pesticides afin de ne plus exposer nos territoires à des catastrophes telles que celle du chlordécone.
Tout cela conduira le député de « l’Alliance » à militer pour un statut européen de l’outre-mer faisant litière de la politique de dérogations, dérogations par hypothèse limitées dans le temps et synonymes d’’insécurité juridique voire économique.
Ce statut européen confortera aussi la philosophie identitaire de « l’Alliance », et son député s’en trouvera d’autant plus conforté dans sa détermination visant à faire remonter à la surface de la conscience les langues du terroir et à faire acte de mémoire en militant pour la reconnaissance d’une journée européenne de commémoration de l’esclavage.
Plus que jamais, le combat pour la défense de nos idées et de nos valeurs continue !

Georges BREDENT, candidat sur la liste «l’Alliance des outre-mer » aux élections européennes des 6 et 7 JUIN 2009

DECLARATION D’ELIE HOARAU-8 Juin 2009

DECLARATION D’ELIE HOARAU
TETE DE LISTE DE L’ALLIANCE DES OUTRE MERS

  
 
Chers amis des Outre-Mers,
 
Amis de la Guyane, de la Martinique, de la Guadeloupe, de Saint Martin et Saint Barthélémy, de Saint Pierre et Miquelon
Amis de la Polynésie, de la Nouvelle-Calédonie, de Wallis et Futuna
Amis de Mayotte, Amis de la Réunion
 
A vous tous, je veux vous remercier, à l’issue des scrutins des européennes des 6 et 7 juin 2009, pour la part essentielle que vous avez pris dans la victoire de l’Alliance des Outre Mers.
L’Alliance des Outre Mers s’affirme cette fois encore comme  une force politique ultramarine incontournable, comme la première force politique des départements et régions d outre mer et comme la seule force organisée non assujettie aux partis nationaux.
 
Ce résultat,  qui permet l ‘élection d’un représentant de notre liste au parlement européen, nous le devons à nos efforts conjugués pour faire triompher en Atlantique, dans le Pacifique et l ‘Océan Indien nos valeurs communes.
 
Car c’est bien autour de valeurs communes et d’une adhésion à un programme européen pour l’Outre-Mer que s’est opéré le très large rassemblement avec l’Alliance des Outre Mers.
 
Des valeurs de solidarité, de dignité et de responsabilité pour des Outre Mers debout dans l’Europe. Pour une Europe que nous voulons plus humaine, plus sociale, non soumise au capitalisme financier et porteuse d un espoir nouveau pour un monde moins inégalitaire.

Un programme, de défense acharnée de nos intérêts si menacés en Europe. Le travail qui est devant nous est immense, et c ‘ est ensemble que nous devrons affronter les rendez vous importants relatifs à la défense de nos productions locales mises à mal par les APE; c’est uni que nous devrons faire front pour sauver nos filières agricoles banane, canne-sucre; c’est en cohérence que nous devrons agir s agissant du dossier de l’octroi de mer; c’est dans un travail en commun que nous devrons faire des propositions pour le secteur de la pêche et c’est surtout convaincus de nos forces qu’il nous appartiendra de batailler pour la non diminution des aides communautaires.
 
L’Alliance des Outre-mers a aussi porté au cours de cette campagne des idées neuves pour une nouvelle approche dans les relations entre l’Union européenne et les outre mers. Cette nouvelle politique, fondée sur une meilleure valorisation de nos atouts, doit être  à l’avantage aussi bien de l’Union européenne que de nos
pays pour offrir par la même l’espoir d’une sortie par le haut, notamment à notre jeunesse de mieux en mieux formée. Avec l’océan, l’espace, la biodiversité, le développement des énergies renouvelables, le rôle majeur de nos îles dans la lutte contre le changement climatique, le dialogue interculturel, nos territoires, sans complexe peuvent participer à la résolution des défis du 21eme siècle.
Je me félicite qu’à l’occasion de ce scrutin, la conscience de ces enjeux progresse, notamment en matière de développement durable. Dans la continuité de nos engagements, nous agirons sans tarder pour que l’Union européenne favorise, dans nos pays, l’objectif d autonomie énergétique.
 
En  cela, nous serons fidèles aux perspectives tracées et au travail accompli par Paul Vergès au Parlement européen. Je veux aussi rendre hommage à l’action de Madeleine De Grandmaison qui a fait avancer la cause des RUP et des PTOM au cours du mandat précédent.

A nous de prolonger, rassemblés, cette action, pour concrétiser les engagements pris devant nos populations respectives. Avec le souci constant, d’associer l’ensemble des forces vives de nos pays, à cette ambition pour les outre-mers.
Notre diversité fait notre richesse. Notre unité fait déjà notre force.
 
 
 
Elie Hoarau,
tête de liste de l’Alliance des
Outre-Mers
 
Fait à Saint-Pierre de la Réunion, le 8 juin 2009
 

Intervention de G.BREDENT au meeting du Gosier le 30 Mai 2009

Madame le Député européen, Monsieur Dominique Larifla, Monsieur le président du Conseil général que je vois parmi nous, mesdames et messieurs, chers amis,

Madame la Député, je veux avant tout saluer et vous remercier d’être présente ce soir à mes côtés. En cette période de campagne européenne, en dépit de vos nombreux engagements à la Martinique, vous avez tenu à consacrer un temps précieux à la Guadeloupe qui prouve que la cohésion et la solidarité de « l’Alliance » n’est pas un vain mot.
Cher Dominique, tu me fais l’honneur d’être à mes côtés et je te remercie de m’apporter ton indiscutable expérience de parlementaire, et au-delà d’homme politique. Permets-moi d’y voir le signe de la crédibilité de ma candidature !
Chers Amis, je veux m’adresser à vous sans langue de bois, sans utiliser le langage de la séduction électorale…oui, je veux m’adresser à vous en toute franchise car au fond, la construction européenne est un sujet trop incontournable qui conditionne bien trop notre quotidien, notre avenir pour être instrumentalisé.
L’Europe vous semble loin…je le sais ! Les questions européennes vous semblent abstraites…vous m’en avez souvent fait la confidence…Je sais que vous vous demandez aussi à quoi servent les députés européens !
Tout cela relève de préjugés, d’idées préconçues : Mais non, l’Europe n’est pas loin, l’Europe n’est pas abstraite car l’Europe c’est chez nous, l’Europe c’est grâce à nous, nous l’outre-mer, nous la Guadeloupe !
Et en Guadeloupe plus qu’ailleurs ! Et c’est pour cela que je me suis engagé avec Madeleine de Grandmaison au sein de « l’Alliance des outre-mers ». En fait il faudrait même plutôt dire « l’Alliance POUR les outre-mers » car alors que les partis parisiens daignent consacrer un paragraphe de leur programme national à l’outre-mer, « l’Alliance » à un programme ENTIEREMENT dans les outre-mers, pour les outre-mers.
« l’Alliance » parle aussi de l’Europe des « 28 identités » parce que nous savons que l’outre-mer français a droit à une place à part entière et entièrement à part au sein de l’Europe.
NE NOUS TROMPONS PAS D’ELECTION : il ne s’agit ni d’une élection législative, ni d’un entraînement pour les régionales ! Le Parlement européen n’est pas le Parlement français, l’Europe n’est pas une République et donc NOUS POUVONS REVENDIQUER NOTRE IDENTITE économique, culturelle, sociale, régionale et géographique. L’outre-mer, la Guadeloupe est différente des autres RUP parce que nos régions sont les seules à être présente sur les trois océans et NOUS permettons à l’Europe d’être présente de par le monde.
La République française tolère les spécificités locales mais ne peut les reconnaître car elle est une et indivisible. La France ne peut donc signer la charte européenne des langues régionales qui serait une atteinte à l’unité de la République.
Mais l’Europe n’est pas une République, c’est donc UNE CHANCE pour l’outre-mer, UNE CHANCE pour exprimer son identité tout en respectant le cadre républicain.
En cela, nos enjeux, nos problématiques sont au même rang que celle de l’Espagne, de l’Italie, de l’Allemagne et « l’Alliance » entend les revendiquer au Parlement.
NE NOUS TROMPONS PAS DE PARLEMENT : l’Europe c’est l’Europe des lobbys, une Europe où chaque pays essaie d’obtenir le maximum. Voilà pourquoi « l’Alliance » dit que nous avons besoin de deux députés unis sur les mêmes rangs plutôt que trois députés éparpillés !
« l’Alliance » ne veut pas émietter la voix de l’outre-mer.
« l’Alliance » est VOLONTAIREMENT autonome et indépendante des partis parisiens parce qu’elle ne veut pas être le jeu de la politique et des stratégie nationales de ces partis. Pourquoi les eurodéputés socialistes n’ont-ils pas signé la résolution proposée par Madeleine de Grandmaison tendant à reconnaître l’esclavage comme crime contre l’Humanité ? C’est ce qui arrive lorsque l’outre-mer a fait l’objet de si peu de réflexion qu’elle aboutit à trois lignes sur un programme. Or, cette résolution est vitale pour nous petits fils d’esclaves qui postulons que cette tragédie de l’esclavage doit rester dans la mémoire collective de l’humanité pour qu’elle ne se répète pas y compris sous des formes contemporaines.
Mes chers compatriotes, chers amis, chers électeurs, certains vous diront et disent déjà que je suis caché sur la liste, que je n’ai aucune chance. Mais ce sont ceux qui soit n’ont pas compris le mode de scrutin soit trompent les électeurs pour faire de ce scrutin un entraînement pour les régionales à venir.
Vous ont-ils dit qu’il ne faut pas seulement obtenir de bons résultats EN GUADELOUPE et être tête de liste pour être élu ?
Se rappellent-ils les résultats de 2004 ?
Vous ont-ils dit que les sièges sont attribués selon les suffrages obtenus dans les ONZE COLLECTIVITES de l’outre-mer ? Qui, entre 2004 et 2009 a sillonné ces collectivités pour se faire connaître, pour travailler pour ces collectivités avant de leur demander leurs suffrages ?
Sont-ils conscients que « l’Alliance » est une liste qui bénéficie du crédit de ses résultats de 2004, de la crédibilité des cinq années de travail au Parlement, que Madeleine de Grandmaison est la seule candidate qui a une véritable expérience de l’Europe parmi tous les autres candidats ? Sont-ils conscients qu’elle a poursuivi brillamment le travail du pionnier Paul VERGES ?
IL N’Y A QU’UNE REPONSE A CES QUESTIONS  SCABREUSES du candidat des verts: LE VOTE ET LE VOTE MASSIF POUR LA LISTE « ALLIANCE DES OUTRE MER ». OUI, grâce à vos suffrages massifs, je peux être et je suis le mieux placé pour être le député européen de la Guadeloupe ! « l’Alliance » est un relai, parce qu’elle est cohérente jusqu’au bout, qu’elle incarne son union.
Ainsi, la Réunion a passé la relai à la Martinique par le biais de Madeleine de Grandmaison, qui à son tour me le passera le moment venu et ainsi de suite afin que chaque collectivité d’outre-mer siège pas seulement en fonction de son poids démographique et donc électoral.
QUELLE EUROPE VOULONS-NOUS ? Quelle Europe veut « l’Alliance » ? Quelles sont les revendications de la Guadeloupe que je défendrai au Parlement européen ?
Pendant 45 jours, aux quatre coins de la planète, les médias ont parlé de la résistance sociale des Guadeloupéens qui ont dit leur refus d’une organisation économique injuste. La Guadeloupe au fond a dit ce que pensent de nombreux salariés de cette planète, dans ce contexte actuel de crise économique, sociale, alimentaire que l’on connait dans certains pays.
Pour moi, ce serait une régression que de nous enfermer dans un débat franco-français quand la Guadeloupe a été considérée comme une pionnière exemplaire par la dimension populaire et démocratique de sa lutte contre les abus du capitalisme.
La Guadeloupe a donné une leçon sociale !
MAIS, ne passons pas pour des agités incapables de s’exprimer autrement que dans la révolte : il faut que la Guadeloupe donne à l’occasion du scrutin européen UNE LECON DE MATURITE DEMOCRATIQUE ET CIVIQUE en votant massivement. La Guadeloupe tient l’occasion de battre les records de participation le 6 juin prochain !!!
C’est une Europe qui met en œuvre en outre-mer ces valeurs de progrès social, économique, culturelle que je veux pour la Guadeloupe. Je ne veux pas d’une Europe libérale qui au nom de la libre circulation considère les territoires comme des marchés et les individus comme des biens.
L’Europe doit harmoniser les modèles sociaux en améliorant les modèles les moins avancés. Car sinon que se passera-t-il?
Dans une unique logique de rentabilité, on verra (on le voit déjà, du reste), des entreprises françaises délocaliser leur production dans les pays de l’est en proposant à leurs salariés de les suivre pour des salaires de …120 euros par mois ! C’est cela le dumping social et c’est ça l’Europe libérale, l’Europe de la libre circulation.
Je veux une Europe qui fixe un salaire minimum aligné sur le haut.
Pour l’outre-mer pour la Guadeloupe, je veux une Europe qui négocie aussi un salaire minimum dans la Caraïbe en profitant de la négociation des Accords de Partenariat Economique. Bruxelles dit que les APE doivent favoriser le développement des pays ACP et je suis d’accord avec cet objectif.
Mais je ne suis pas d’accord lorsque l’Europe fait de la concurrence la clé du développement économique de surcroît en sacrifiant l’outre-mer.
Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Pour conquérir les marchés de la Caraïbe, l’Europe s’apprête à ouvrir nos frontières, à laisser entrer les productions agricoles des pays de la Caraïbe et de l’Afrique en outre-mer. On sait que la Caraïbe et l’Afrique produisent à des coûts bien moins élevés que chez nous et cette ouverture tuera nos productions locales.
Mais pire encore : nous n’aurons pas le droit avant 2013 d’exporter nos productions vers ces pays. Il est là le sacrifice de l’outre-mer, de la Guadeloupe. Si nous ne disons rien, si nous laissons aux partis parisiens les rennes des APE, les APE feront autant de ravages sur notre agriculture que le chlordécone!
Je serai votre député européen au moment de l’ouverture des négociations de l’octroi de mer parce qu’aujourd’hui personne ne sait si l’octroi de mer sera maintenu après 2013 et tout le monde sait que ses recettes sont vitales pour les communes de la Guadeloupe.
L’octroi de mer est d’ailleurs symbolique de la manière dont l’Europe conduit sa politique en outre-mer : il faut tout négocier au coup par coup et notre statut fondé sur le fameux article 299§2 du Traité de Maastricht fait de la dérogation un principe. Or, qui dit dérogation dit incertitude, dit imprévisibilité, dit insécurité juridique et économique. Je dis aussi que la dérogation peut même constituer un moyen de pression déguisé.

Je veux un statut européen de l’outre-mer avec une définition des objectifs de développement par secteurs, pas une négociation au coup par coup qui place aujourd’hui la Martinique dans une incertitude parce que sortie de l’objectif 1 elle ne sait pas jusqu’à quand elle disposera des fonds européens alors qu’elle en a encore besoin.
Mais surtout, JE VEUX QUE L’ON NEGOCIE L’OCTROI DE MER SANS QUE LA CONTREPARTIE OBLIGATOIRE SOIT LE PASSAGE A L’ARTICLE 74 DE LA CONSTITUTION !
Saint-Martin et Saint-Barthélemy peuvent instituer des droits de quai car ils sont dans le 74 et la compétence fiscale leur a été transférée.
Or, mes chers amis, les Guadeloupéens choisiront librement, le moment venu, d’évoluer ou pas statutairement. Il ne faudrait pas que l’Europe nous dicte le passage à l’article 74 de la Constitution comme condition du maintien de l’octroi de mer.
Je dis que les populations des départements d’outre-mer doivent pouvoir se déterminer LIBREMENT ET DEMOCRATIQUEMENT, sans pression aucune!
Je veux le maintien de la solidarité nationale, de la solidarité des territoires et des personnes en outre-mer par le maintien de la péréquation des tarifs d’électricité, de la continuité des services publics.
Je ne veux pas que l’Europe oblige la France à mettre fin à la solidarité républicaine qui conduit à la péréquation c’est-à-dire la solidarité des territoires les plus riches avec les plus pauvres sous prétexte qu’il faut ouvrir le marché de l’électricité à la concurrence. L’outre-mer serait encore sacrifiée !
Je ne veux pas que les services publics, rebaptisés services d’intérêt économique général par l’Europe, soient démantelés au nom de la rentabilité et que l’on nous explique demain qu’il ne peut y avoir de bureau de poste ailleurs qu’à Basse-Terre, à Jarry et à Pointe-à-Pitre en raison de l’activité économique et de la concentration de population.
Je veux que le service public reste un lien entre les différents points du territoire car il est aussi un vecteur de développement économique et social.
Je veux une Europe de l’égalité d’accès à la formation pour les étudiants, les salariés : je parle de continuité territoriale européenne. L’Europe ne saurait favoriser uniquement la continuité territoriale avec la France, l’Europe ne peut nous imposer ses règles, nous appliquer ses normes sans permettre à l’outre-mer, qui est une de ses composantes historiques un égal accès au territoire européen.
Je veux que l’Europe crée les conditions de l’indépendance énergétique de l’outre-mer et je veux qu’elle reconnaisse notre biodiversité comme un « écopatrimoine » car c’est de chez nous que l’Europe tire sa richesse écologique aussi. Après les ravages sanitaires et écologiques du chlordécone, il faut des normes écologiques plus drastiques pour nos territoires.

MON AMBITION POUR LA GUADELOUPE, C’EST UNE GUADELOUPE DEBOUT DANS L’EUROPE !
J’appelle de mes vœux que la Guadeloupe, terre de progrès, terre de progressiste, s’implique plus qu’ailleurs dans le débat démocratique européen.
« l’Alliance » incarne ces valeurs et l’outre-mer ne sera crédible aux yeux de l’Europe que si les voix qui s’expriment en son nom sont conformes à la réalité de l’outre-mer.
C’est la Guadeloupe, qui a porté Dominique Larifla puis Jacques Gillot à la présidence du Conseil général, ce sont les terres d’outre-mer qui ont vu naître tant de partis progressistes, ce sont elles qui ont écarté Gaston Flosse du pouvoir en Polynésie, ce sont elles qui ont dirigé la lutte de Jean-Marie Tjibaou en Nouvelle-Calédonie, du PCR à la Réunion … OUI, ce sont toutes ces terres de progrès que « l’Alliance » incarne.
Et c’est à la Guadeloupe qui a ouvert une voie de résistance sociale que je m’adresse et lui demandant de voter le 6 juin, de battre les records de participation pour être debout dans l’Europe !
…Avec l’ALLIANCE…
Avec Elie HOAREAU…
Avec Madeleine de Grandmaison…
Avec moi-même Georges BREDENT.

Georges BREDENT Gosier le 30 MAI 2009

Retrouvez G.Brédent sur RFO le mardi 2 Juin 2009

Retrouvez G. Brédent pour deux débats électoraux le mardi 2 Juin 2009 à 18h20 sur RFO Radio et à 20h sur la chaîne télévisée RFO.

Samedi 30 Mai 2009

Samedi 30 Mai 2009
Un temps fort d’investissement militant et de partage avec la tête de liste de la section Atlantique Madeleine de GRANDMAISON

La journée a débuté par la réception chaleureuse de la députée Européenne sortante, Madeleine de GRANDMAISON, par le président du RND Georges BREDENT, à l’aéroport pôle Caraïbes.

Un petit déjeuner au siège du RND à Bergevin a permis un échange fructueux et amical avec les militants venus nombreux prendre contact avec la délégation de la Martinique et échanger documents et point de vue.

La caravane de voitures s’est ensuite ébranlée à travers les artères Nord de la Ville pour informer la population de la pertinence de la stratégie de la liste Alliance des Outremers.

Puis vint le temps du bain de foule sur le marché de Man Réau, toujours aussi animé le samedi. La délégation, Georges BREDENT en tête, a répondu aux interrogations de la population, heureuse d’être objectivement informée sur l’importance du vote pour l’économie de nos territoires et éclairée sur la particularité du scrutin.

Celle-ci a bien compris qu’il s’agissait d’un scrutin de liste, que l’Alliance des Outremers représentait la seule liste spécifiquement Outremers, qui appréhendait les questions spécifiquement Outremers et que les autres listes n’étaient que de bons petits soldats disciplinés des partis nationaux.

Une visite auprès des représentants de l’Union de entrepreneurs Guadeloupéens a mesuré combien les candidats de l’Alliance étaient au cœur des préoccupations essentielles du monde de l’entreprise. Cette visite s’est prolongée par un porte à porte auprès des commerçants du Centre Ville de Pointe-à-Pitre, ravis d’être entretenus par des politiques bien au fait des problématiques du développement des Antilles, tête de pont de l’Europe dans notre environnement Caribéen.

La journée a été agrémentée d’un cordial déjeuner républicain à la Marina de Pointe-à-Pitre.

Les délégations se sont enfin en soirée retrouvées au square de la Rénovation au Gosier pour un meeting de campagne. Jean-Yves BELAYE membre du bureau politique du RND en président de séance a ouvert la voie à Alain-Gilles Marie qui a rappelé de manière synthétique et pédagogique les contours de l’Union Européenne. L’ancien sénateur et ancien président du conseil général Dominique LARIFLA, en homme politique aguerri, prit le relai pour confirmer son soutien plein et entier à Georges BREDENT lequel s’est attaché à bien montrer comment il maîtrisait les rouages des institutions Européennes et que le témoin pouvait lui être passé en toute sérénité.
A Madeleine de GRANDMAISON de clôturer ce magnifique meeting en confirmant toute la puissance visionnaire de l’Alliance des Outremers, initiée dès 2004 par une idée lumineuse de Paul VERGES, avant qu’il ne lui transmette le relai en 2007. C’est fort de cette expérience engrangée qu’elle compte contribuer, avec le dynamisme politique de Georges BREDENT, à mener à la victoire l’Alliance des Outremers pour que naisse un véritable statut spécifique pour tous ces territoires si éloignés et si spécifiques.

De très grands remerciements à la délégation martiniquaise qui va dès demain poursuivre la campagne sur son territoire.
En Guadeloupe Georges BREDENT vous donne rendez-vous:
-à R.F.O. radio(18H20) ;
-à R.F.O. télé (20H) et

Georges BREDENT en Martinique le 26 mai 2009…

Georges Brédent fut accueilli dès son arrivée à l’aéroport par Madeleine de GRANDMAISON, députée Européenne et vice-Présidente du Conseil Régional de la Martinique, puis ce fut au tour de la représentante de la Guyane, Sergine Kokason de compléter la démarche.

La majeure partie de la matinée fut consacrée à la réalisation du spot télévisé dans les studios de RFO sous l’oeil bienveillant du représentant du CSA.

De l’avis des spécialistes, ce spot est porteur d’un message fort d’espoir tant le produit final de par sa qualité est parlant et criant de vérité.

Journée riche d’enseignements et de contacts…

L’adhésion et l’intéressement des Martiniquais sur la question européenne se sont démontrés notamment à travers la Rencontre avec Claude Lise, Président du Conseil Général de la Martinique qui dans une ambiance très chaleureuse a su rendre lisible son soutien indéfectible à la liste de l’Alliande des Outre-Mers.

L’adhésion de la population Martiniquaise fut confirmée par la présence d’une foule qui a répondu massivement à l’invitation de leur maire au meeting organisé dans un restaurant très populaire de Saint-Pierre en début de soirée.
Le relais du message porté par Georges Brédent a pu être assuré par un parterre de journalistes tous médias et supports confondus venu en nombre au point presse réalisé pour l’occasion.

Retrouvez Georges BREDENT pour un grand meeting le samedi 30 juin au Gosier à 20h au Square de la Rénovation derrière la mairie.

Georges Bredent: Candidat pour une Guadeloupe debout dans l’Europe!

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Au sein de l’Europe, l’outre-mer français représente un enjeu à part entière et entièrement à part, ô combien incontournable. En exprimant avec résistance son refus de l’organisation économique injuste, la Guadeloupe qui a été regardée d’un bout à l’autre de la planète est sortie du cadre franco-français pour entrer dans un débat mondial donc européen.

La Guadeloupe est une terre historique de progrès et, en tant que progressiste, je ne pouvais la laisser en dehors du débat européen. C’est pourquoi, je me suis engagé sur la liste « Alliance des outremers », candidat de la Guadeloupe dans la section Atlantique.

Tant par sa composition que par sa vision des outremers, « l’Alliance » incarne les valeurs de solidarité, de justice, d’égalité, réaffirmées en outre-mer lors des précédentes élections. « L’Alliance » est avant tout la liste pour la cohésion des outremers et son programme, entièrement dédié à la place des outremers dans l’Europe, est bien davantage qu’un simple paragraphe dans le programme d’un parti parisien. Parce que l’Europe des régions reconnaît les identités – par exemple à travers la charte européenne des langues régionales – contrairement au cadre répubublicain qui les tolère, il est donc légitime que l’outre-mer revendique son identité, ses propres problématiques, ses propres défis, au même titre que l’Italie, la Bulgarie, l’Irlande…

Si, au quotidien l’Europe nous semble bien loin et les eurodéputés – disons-le franchement – bien « inutiles », tellement moins importants que nos parlementaires nationaux, bien au contraire, chacun doit être conscient que l’Europe est omniprésente et que nos eurodéputés constituent un lien essentiel. L’Europe du quotidien c’est l’euro, ce sont les normes qu’elle produit qui sont transposées en droit français, elle est présente à travers son impact sur nos économies avec les programmes d’aide et les investissements, les infrastructures que nous utilisons tous les jours , etc.

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Et les eurodéputés ? A quoi servent-ils ? A rapprocher Bruxelles de leurs territoires, mais surtout, dans une Europe des lobbys à veiller à ce que l’outre-mer, la Guadeloupe en particulier soient entendus. Voilà pourquoi « l’Alliance » est un relai qui a été passé à la Martinique et sera passé à la Guadeloupe en cours de mandature.

Oui, je peux être le député européen de la Guadeloupe !

« L’Alliance » a plus qu’un bilan : elle a la crédibilité et le crédit du scrutin de 2004, des cinq années de travail au Parlement européen, l’expérience et l’ancrage au sein des institutions européennes. Et, forte de ces atouts, « l’Alliance » peut donc légitimement espérer remporter deux sièges.
Tous les candidats sont d’accord pour dire qu’il s’agit de faire entendre la voix de la Guadeloupe en Europe. Mais, « l’Alliance » va plus loin : pour que cette voix soit forte, il faut qu’elle soit unie et en cohérence avec les territoires au nom desquels elle s’exprime.

Consciente de l’enjeu que revêt l’Europe, consciente que l’Europe c’est aussi chez nous, que l’Europe c’est aussi grâce à nous, « l’Alliance » défend une Europe des solidarités des territoires et des personnes et non l’Europe de l’OMC, faisant des territoires des marchés et des individus des biens au nom de la libre concurrence. Au sein de l’outre-mer, la Guadeloupe se trouve donc au coeur de la vision européenne du développement. A travers les Accords de Partenariat Economique (APE), l’Europe libérale impose le libre-échange comme vecteur du développement.

Je veux le maintien des Fonds structurels pour les RUP et non une assimilation aux pays ACP.

Je veux que l’Europe favorise l’orientation de nos productions agricoles vers la diversification en favorisant le positionnement compétitif de chaque territoire dans son environnement régional, et qu’elles ne soient pas jetées en pâture au libre-échange avec les APE. Je veux que l’octroi de mer ne fasse pas l’objet des négociations sur les APE – sans contrepartie de passage obligatoire à l’article 74 de la Constitution – et que dans ce même cadre, l’Europe n’oublie jamais que l’outre-mer, en tant que composante historique de l’Union a droit au maintien de la préférence communautaire sur ses importations de bananes, de sucre et de rhum au-delà de 2013.

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La libre circulation des biens et des personnes suppose la continuité territoriale entre les outremers et la France et au-delà entre les outremers et les pays de l’Union. Pour moi, la continuité territoriale européenne doit permettre un égal accès de nos étudiants aux programmes Erasmus ou Leonardo pour la formation professionnelle.

Quelle réponse l’Europe du marché peut-elle apporter au chômage ? Aujourd’hui, au nom de la libre circulation des capitaux, des biens et des personnes, les entreprises – dans une logique de rentabilité- délocalisent à l’intérieur du vaste marché européen, pour se diriger vers les territoires où leurs coûts de productions seront les plus bas. On voit donc des entreprises françaises délocaliser et proposer des reclassements à leurs salariés pour … 120 euros par mois !

Je ne veux pas d’une harmonisation des modèles sociaux par le bas, je veux que l’Union des 27, améliore les modèles les moins avancés.

Je veux une Europe qui favorise l’indépendance énergétique des outremers et la préservation de leur « écopatrimoine ». Cela passe par l’édiction de normes drastiques notamment dans le domaine de l’utilisation des pesticides afin de ne plus exposer nos territoires à des catastrophes telles que les ravages causés par le chlordécone.

Je ne veux pas que la France prenne prétexte de l’ouverture de la fourniture d’électricité à la concurrence pour mettre fin à la péréquation des tarifs en faveur des outremers.

Je ne veux pas que les services publics disparaissent de nos territoires au nom de la rentabilité. Je veux leur maintien plein et entier car ils sont un vecteur de cohésion, de solidarité territoriale et de développement.

Mon ambition pour la Guadeloupe, c’est une Guadeloupe debout dans l’Europe !

J’appelle donc de mes voeux une forte implication de notre population dans le débat et dans les urnes.
La Guadeloupe a bien des choses à dire, elle a montré qu’elle savait parler unie, forte et démocratique. Je suis convaincu que l’Europe ne s’intéressera qu’à une Guadeloupe qui s’intéresse à elle.

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